Pour les fondateurs de SOLIRA, la finance est un formidable outil de développement de projet, mais le rendement financier ne saurait constituer à lui seul l’objectif ou le projet fondateur d’une entreprise durable.
Nous assistons à une course effrénée au gaspillage des ressources mondiales, qui résulte pour partie de la financiarisation croissante des rapports entre les hommes et des rapports de l’homme avec la planète qui le porte. L’hyper consommation des plus aisés entraîne un accaparement des ressources communes de l’humanité et donne, de plus en plus mal, l’illusion que ce gaspillage serait un modèle viable !
Ce déséquilibre mondial apparaît de façon encore plus flagrante dans le domaine de l’énergie. Le réchauffement climatique résulte pour une part de notre gaspillage énergétique, dans la sphère occidentale ainsi que dans celle des pays émergents type BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), qui entraîne des réponses aberrantes et/ou menaçantes.
Il est donc urgent de rechercher - notamment par la maîtrise des gaspillages et les énergies renouvelables - un modèle d’entreprises économiques viables mais particulièrement respectueuses des équilibres entre les collectivités humaines et la biosphère dont nous avons la responsabilité.
C’est sur cet objectif qualitatif que nous souhaitons regrouper des investisseurs « citoyens », personnes physiques, associations, réseaux solidaires, PME locales pour constituer une société financière de développement des énergies renouvelables, pilotées explicitement sur la base de ces exigences éthiques. Il s’agit de mettre au service de projets d’énergies renouvelables - et en premier lieu du solaire photovoltaïque( PV) - des moyens financiers ainsi que de l’ingénierie technique et financière de grande qualité, pour préparer et faire aboutir des réalisations exemplaires, porteuses de développement durable. C’est dans ce but que nous créons en même temps :
SOLIRA Investissement, société en commandite par actions, qui vise un capital de 2 M € en première tranche.
SOLIRA Développement, société commanditée, pour mettre en œuvre la préparation de projets PV de qualité et les montages permettant à la fois de les financer et de les exploiter, dans l’esprit des principes rappelés ci dessus.
Une Sté en commandite par action (SCA) permet d’avoir recours à des actionnaires extérieurs en grand nombre, sans que les fondateurs, porteur des valeurs initiales, perdent le pilotage même si ils n’ont plus du tout la majorité. Cette formule permet de dissocier le montant du capital et le pouvoir de décision. Les actionnaires commanditaires délèguent l’essentiel du pouvoir à un ou des commandité(s) qui gèrent les capitaux mis à leur disposition par les commanditaires, sous le contrôle d’un conseil de surveillance, mais en totale autonomie et en toute responsabilité.
Le pacte fondateur, qui est approuvé par tous les actionnaires, définit les objectifs de la sté d’investissement, ses projets et ses valeurs intangibles.
Le contrôle du respect de ce pacte par les commandités est confié à un conseil de surveillance ; ce conseil de 5 membres titulaires (+ 5 suppléants) est élu pour 3 ans parmi l’AG des actionnaires commanditaires fondateurs, où chaque actionnaire dispose d’un seul vote. Ce sont les 5 « garants » de la société d’investissement commanditaire. Ne seront, à terme, éligibles que les candidats ayant pris une ou des parts depuis au moins 2 ans à la date de l’élection . En cas de dérive des décisions prises par les commandités, par rapport à l’une des bases du pacte fondateur, le conseil de surveillance a le devoir d’alerter les commanditaires et de proposer d’éventuelles mesures correctives, sous réserve d’une majorité de 80 % des membres du conseil de surveillance, présents ou dûment mandatés. Il peut aussi saisir la justice s’il constate des dérives graves par rapport à l’objet social ou aux pratiques de gestion du commandité.
Pour la société SOLIRA Développement commanditée, le capital est de 40 000 €, libérable sur 2 ans.Des Comptes Courants d’Associés pourront être sollicités si le besoin en fond de roulement le nécessite.
Le capital de SOLIRA Développement est réparti ainsi :
La Nef, HESPUL, INDDIGO : 30 % chacun
Philippe Vachette : 10 %